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Le SMITU roule pour ses usagers

Isabelle COLNOT, Directrice du SMITU

Modernisation de la flotte des bus, Plan de Déplacements Urbains, Transport en commun en site propre ou GECT… autant de dossiers sur lesquels travaille le SMITU (Syndicat Mixte des Transports Urbains Thionville-Fensch). Nous avons rencontré sa directrice : Isabelle Colnot

Jusqu’à fin 2012, la  « Trans Fensch »  était une société d’économie mixte qui avait une délégation de service public. Son statut a changé au 1er janvier  2014, la société étant désormais une SPL (Société Publique Locale). Elle demeure le prestataire pour le compte du SMITU des transports urbains et scolaires sur 35 communes (le périmètre étant défini par les communes adhérentes au SMITU).

La flotte des bus est actuellement en train d’être renouvelée, le SMITU et la Trans Fensch souhaitant optimiser la qualité du transport urbain et scolaire. 18 nouveaux bus ont été achetés en 2013, 18 le seront cette année et 18 l’année prochaine soit un total de 54 véhicules. « Ces nouveaux bus et cars viennent en remplacement d’autres qui avaient plus  de dix ans d’âge. Plus accueillants, plus spacieux, offrant une réelle plus-value en termes d’accessibilité aux personnes à mobilité réduite (avec la présence d’un hayon électrique pour les cars), ils sont également moins polluants (norme Euro 5). En l’espace de trois ans, de cette manière, plus de la moitié de la flotte aura été ainsi renouvelée »  souligne Isabelle Colnot, Directrice du  SMITU.

Pour elle : « Cette démarche s’inscrit pleinement dans le Plan de Déplacements Urbains (PDU) sur lequel  travaille le SMITU. Celui-ci vise à organiser l’ensemble des modes de déplacements pour une agglomération plus agréable à vivre, moins polluée et plus solidaire ».   Avec ce PDU, c'est une réflexion concernant tous les modes de déplacements (et pas seulement les transports collectifs) qui a été engagée par les élus des communes membres du SMITU. Le PDU devrait être validé  à la fin  du premier  semestre 2014 pour une mise en œuvre des actions sur plusieurs années. Une des actions principales de ce plan est le  TCSP (Transport en commun en site propre) afin d’offrir une alternative à la voiture.

Si Metz à son TCSP (le Mettis) qui fonctionne en site propre intégral avec des voies qui lui sont dédiées tout au long de son parcours, ce ne sera pas le cas du TCSP qui circulera fin 2018/début 2019 dans le périmètre relevant du SMITU : «Pour des raisons budgétaires et d’insertion urbaine, nous ne pourrons appliquer environ que 30% de site propre intégral au sein du projet. Le parcours se partagera donc entre bus et circulation classique. Des aménagements aux carrefours ainsi que des voies d’approche permettront néanmoins de prioriser le passage des bus ».  Bien évidemment, le projet n’en est qu’à sa phase préparatoire et rien n’est acté. Pour l’heure, la directrice du SMITU préfère parler de « faisceaux » : « Ces faisceaux ont été validés par le comité syndical. Ils ont comme finalité de transporter les usagers du périmètre du SMITU sur les pôles multimodaux (par exemple les gares ou les points de départ des lignes transfrontalières). Les élus  envisagent deux faisceaux prioritaires : une ligne au départ d’Hayange ou de Knutange qui relierait Yutz ou Basse-Ham, une ligne qui partirait d’Elange et rejoindrait Itec Terra Lorraine ».

Le SMITU travaille également en collaboration avec les services de l’Etat sur la création ou la modification d’un GECT (Groupement Européen de Coopération Territoriale).  Instrument de coopération, doté de la personnalité juridique, il a pour vocation de faciliter et promouvoir la coopération territoriale (c'est-à-dire la coopération transfrontalière, transnationale et/ou interrégionale) afin de renforcer la cohésion économique et sociale : «  La création ou la modification d’un GECT permettrait  d’élargir le  périmètre de la mobilité transfrontalière, d’offrir plus de lignes et de satisfaire un plus grand nombre d’usagers ».

Toutes ces actions menées ont un objectif commun : moderniser le réseau et augmenter la qualité de service, le bien–être ainsi que la sécurité des usagers. « Lorsque l’on évoque le SMITU, l’opinion publique se focalise principalement sur les salariés qui utilisent le bus pour aller travailler. Il convient de ne pas oublier que nous transportons tous types de public, des enfants aux retraités. »  

Un article rédigé par Emmanuel GARBAL